Calendrier de l’Avent

Jeudi 1 er décembre : nous commençons le Calendrier de l’Avent. Zut… Covid ! Après avoir slalomé entre les gouttes en 2020, 2021 et presque 2022, il a fini par nous rattraper, et de tous côtés ! « Ça tombe comme à Gravelotte » comme on aurait dit autrefois…

Et c’est ce qui nous fait justement penser à cette citation malheureuse de Patrice de Mac Mahon, jamais avare en la matière, et qui ont fait la joie de ses contemporains : « La fièvre typhoïde est une maladie terrible : ou on en meurt, ou on en reste idiot. J’en sais quelque chose : je l’ai eue.« 

De là à la comparer au Covid…😬

2 décembre :

Je ne pouvais pas la louper celle-là ! À 4h00 du matin, les hommes ont peu dormi. Ils s’ébranlent dans un brouillard épais du plateau de Pratzen que Napoléon a abandonné précipitamment la veille. Il a visiblement l’intention de fuir sur Vienne. Le plan est donc simple : il suffira de couper sa route sur son flanc droit. La victoire est certaine : l’écrasante supériorité numérique de l’armée austro-russe, la morgue des nobliaux ivres de gloire qui entourent l’empereur Alexandre le convainquent du plan adopté. Seul le vieux briscard qu’est Koutouzov se méfie : il voudrait temporiser. Las, comment résister à tous ces godelureaux ?

C’est pourquoi, par ce froid matin de décembre, 40 000 russes descendent vers les quelques milliers d’hommes sur le flanc droit de l’armée française.

Ce faisant, ils font, sans s’en douter, exactement ce que Napoléon a prévu.

À 7h00 du matin, les combats commencent. Les divisions de Soult, parfaitement au courant de l’attaque, attendent, avant de rendre coup pour coup : tenir, il faut tenir !

Sur le plateau de Pratzen, les austro-russes sont donc descendus par leur flanc gauche attaquer la faible aile droite française. Sur leur flanc droit, ils lancent une attaque de diversion sur l’aile gauche française.

Mais, vers 9h00, le brouillard se dissipe, le soleil se lève, le soleil d’Austerlitz, et… C’est la stupéfaction chez les Russes !
En effet, toute l’armée française fonce droit au centre, vers le plateau dégarni pour couper l’armée austro-russe en deux.

Koutouzov a compris, mais il est déjà trop tard. Il fait charger 10 escadrons de cavaliers de la Garde, l’élite de la cavalerie russe mais ceux-ci, après avoir défait les voltigeurs français, sont chargés à leur tour par les chasseurs à cheval de la Garde Impériale et les Mamelouks aux cris de « Faisons pleurer les dames de Saint-Pétersbourg. »

Napoléon a amené son adversaire sur le terrain qu’il avait choisi. Il a volontairement abandonné une position très favorable alors qu’il est en infériorité numérique, pour forcer la décision des austro-russes dont il a dicté leurs intentions sans qu’eux-mêmes ne s’en doutent, faisant preuve d’un ascendant psychologique incroyable.

Napoléon s’impose comme le plus grand stratège, toutes époques et toutes civilisations confondues.

Victoire brillante, écrasante menée par un génie protéiforme qui a laissé à la France des institutions qui subsistent encore aujourd’hui, ça valait bien un petit hommage…

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